Article publié dans la Revue Pratiques
Le statut de l’écrit ci-contre est évidemment précaire, dans le sens fort de ce terme. Marque du sceau de la dépendance, de la dette et de la demande, il exprime l’être précaire -étymologiquement par prière ou grâce- qui constitue la base de l’hôpital, comme institution à la fois médicale et d’accueil. On ne s’y rend, dans ce lieu, que lorsque les conditions autonomes de l’existence voire de la survie vacillent, et c’est d’ailleurs pourquoi il n’est guère aimé, et peut aussi être adoré! Ceci en fait à la fois un lieu de vérité et de solidarité étonnant, et le lieu d’émergence des pouvoirs pastoraux. Sur ce fond d’interdépendance ontologique (ou de la non-naturalité de l’existence, qui implique l’institution) surgissent les disparités liées au pouvoir-savoir soigner, même transformé en obligation d’assistance. Dans ces conditions, Clavreul l’a montré en son temps, le patient éprouve cruellement le peu de portée de son énoncé. Celle d’un signe livré malgré soi, qui trouve son sens dans la séméiologie médicale, ou celle d’une prière, expression de l’aliénation … Suite
Je suis philosophe de formation, enseignante chercheuse ayant longtemps travaillé sur les questions d’éthique médicale et psychothérapeute en formation, ce qui me rapproche une nouvelle fois de la médecine.
A l’attention de M le Directeur du CNHO des XV XX
Monsieur le Directeur,
Je suis philosophe de formation, enseignante chercheuse ayant longtemps travaillé sur les questions d’éthique médicale et psychothérapeute en formation, ce qui me rapproche une nouvelle fois de la médecine.
Je suis aussi atteinte depuis une dizaine d’années par un glaucome chronique à angle ouvert qui m’a amenée dans un parcours médical difficile et m’a appris, vous vous en doutez, plus long que bien des études. Cet apprentissage a connu une phase particulièrement délicate dans un hôpital privé pourtant réputé, dans lequel j’ai éprouvé les graves inconvénients qui découlent du tournant gestionnaire de l’hôpital. Le manque d’espace-temps pour l’examen de problèmes complexe , les programmes de consultation comme de chirurgie trop chargés, la réduction de la fonction soignante à des protocoles normalisés, des critères trop abstraits d’évaluation et de gestion des risques, ne sont pas propices à un combat de longue haleine contre des maladies chron… Suite
Slam Valérie Marange, Photo Fred Périé
ton nom déjà folklorisé
commercialisé
multifonctionnel
multiculturel
vachettes bariolées
citoyens infantilisés
estampillés diversité
et maintenant
Le picador géant troue
nos mémoires
le futur antérieur
part chez l’équarisseur
Et maintenant ils attaquent tes grands flancs
qui recueillirent l’espèce humaine des années 60
Engeance de bidonvilles et d’exil
Où iront-ils?
Et maintenant
je rêve pour toi d’un soubresaut de bête blessée
d’un râle à décorner
les centres commerciaux
d’une cérémonie sauvage
de griottes en furie
digne de ton grand corps chaud
qui te feraient à leur tour
Rempart
Slam Valérie Marange, Photo Fred Périé
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Débats avec : Antoine Lazarus, Christiane de Beaurepaire, Josep Raffaelli i Orra, Marie-Christine Markovicz, François Chouquet, Hélène Chatelain, Stéphane Gatti, Anne Toussaint, Bénédicte Liénard…
Rencontres dans le Pré
Lieux et non lieux de l’accueil
Proposées par Valérie Marange et Hélène Chatelain à la Maison de l’arbre
9 rue François Debergue, Métro Croix de Chavaux
Dimanche 29 mars 12h-19h
Les prisons aussi
Programme
- 12h13h30 Projection de Les prisons aussi, d’Hélène Chatelain et René Lefort, 1973- 92 min GIP.
Lectures de Michel Foucault
- 15h Projection de Tête aux murs, de Bénédicte Liénard, Super 16 mm © 1997 - 91 min.
Belgique, Films du Tournesol .
- 16h30 Projection de Anne Toussaint, Fragments d’une rencontre, montage en cours.
Lectures de Pierre Clémenti, Fernand DelignySuite
Sur le plateau, des chaises, ou plutôt, des rangées de chaises. Une église, peut-être, une école, une salle de spectacle. Bien rangées, mais dépareillées, déja blessées par les mauvais traitements précédents, que masque mal l’ordonnancement, l’alignement, presque parfait des rangées. Des chaises et des rangs que nous verrons prochainement dérangés, entassés, éclatés comme après une fin du monde quelconque, puis remis en ordre, inlassablement, par des acteurs-déménageurs-aménageurs infatigables. Dans ces rangs, s’installent ou tentent de s’installer ces acteurs, n’y arrivent pas. Peuple de déplacés, de sans places, hallucinés. En blouse kaki, les corps et les yeux suent l’angoisse du qui cherche à se placer, cherchent dans les yeux des autres et nos propres yeux une assurance introuvable dehors comme dedans… Ca va ici ? Non, plutôt là? Devant toi, à coté de toi, je dérange, tu déranges. Elle dérange, la petite folle qui commence à prendre la chaise comme objet d’amour, tente une caresse… belle chaise, douce chaise, chaise chérie m’appartiendras-tu? Une pâmoison de couvent s’esquisse, s’étire au-… Suite